Lundi 6 février 2012
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L'ancien ministre a
présenté samedi les propositions du Parti radical pour 2012. Il conditionne ses accords avec l'UMP et prépare les législatives.
Mitterrand avait ses 110 propositions en 1981. Jean-Louis Borloo fait mieux avec les 111 propositions du Parti radical pour 2012. Un catalogue de mesures
présentées samedi à Paris, à partir desquelles il compte négocier avec ses partenaires. D'emblée, le président du Parti radical en présente certaines comme des «points durs et non
négociables».
«Je ne crois pas les discours des candidats sur leurs propositions de redressement des comptes publics», explique Borloo. «J'ai l'impression que l'on se
félicite quand on annonce un déficit de 5,4 % du PIB», lance-t-il en direction de ses ex-collègues du gouvernement. Puis il détaille les mesures qui permettraient d'économiser «30
milliards d'euros» «tout de suite, maintenant» et qui «ne touchent aucun ménage»: la fin de la niche Copé sur certaines plus-values, l'encadrement de la déductibilité des intérêts
d'emprunt pour les entreprises, une taxe sur les transactions financières plus ambitieuse que celle du gouvernement et une contribution sur le chiffre d'affaires des entreprises cotées. À
quoi il ajoute une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu. L'interdiction immédiate des activités spéculatives pour le compte propre des banques et la création d'un fichier contre
l'endettement complètent le programme économique.
Autre point non négociable: une réforme de la gouvernance. Borloo plaide pour un retour aux origines de la Ve République, «avec un gouvernement qui conduit
la politique de la nation et un premier ministre qui dirige l'action du gouvernement». Il veut même que le premier ministre soit aussi «en charge de l'économie et de l'emploi, un peu
comme Raymond Barre ou Pierre Bérégovoy». Le Parti radical demande encore l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections et une limitation à trois mandats successifs. «Si on
votait une telle mesure avant les législatives, 40% des candidats ne pourraient pas se représenter» en juin, explique-t-il.
Candidats aux législatives
Le Parti radical a d'ailleurs présenté ses 111 candidats aux législatives, dont Rama Yade dans les Hauts-de-Seine. Avec ses alliés du Nouveau Centre et de
la Gauche moderne, Borloo estime avoir «entre 220 et 250 candidats en forte position». En cas de victoire de la droite, le centre disposera d'un groupe charnière «indispensable à toute
coalition». Et «en cas de drame» et dans l'hypothèse d'une «explosion de l'UMP» il prévoit «une structure de rapatriement» pour les centristes de l'UMP.
Reste à négocier. «Si la coalition se fait dans l'esprit “quoi qu'il arrive, on est ensemble” ce n'est pas une coalition», prévient-il à l'intention de ses
amis de l'UMP. Il reste difficile d'imaginer que le Parti radical négocie avec d'autres. «À gauche, le PS négocie en priorité avec ses alliés. C'est pareil dans toutes les alliances»,
explique Borloo à l'issue de la réunion. Et s'il n'était pas entendu? «Eh bien, on verra!», lâche-t-il, tout sourire.
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Par Parti Radical 63
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